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même famille Lancelot ! Que venaient-elles faire dans l'album de photos de la famille Bureau Capirote de Vertou ? 
Stylitte et Marie-Hortense Bessac
Pour trouver la clé de cette énigme il faut remonter aux deux sœurs Bessac, Stylitte et Marie-Hortense Bessac, filles de Geneviève Louise Ertaud et de
Louis Jacob Bessac déjà cités. Marie-Hortense a épousé en 1831 Joseph Lancelot dit “le grand Joseph” et Stylitte a épousé Adrien Ertaud. 
Les deux sœurs Bessac étaient très étroitement unies. On en a une preuve aujourd'hui en visitant le cimetière St Pierre de Rezé …où les deux sœurs
reposent pour l'éternité dans deux tombes voisines : Stylitte avec son époux Adrien Ertaud et Marie-Hortense avec sa fille Hortense Lancelot et son gendre Pierre
Bureau. 
Marie-Hortense Lancelot - Bessac a eu cinq enfants (Hortense, Joseph Jacob, Félix, Marie, Amanda). Elle n'a que 37 ans quand elle décède en 1847 à la
naissance d'un sixième laissant orphelins cinq enfants entre un et douze ans avec un mari qui navigue. Il est quasiment certain que c'est sa soeur Stylitte qui a élevé
les cinq petits orphelins Lancelot lesquels formaient avec ses trois enfants Ertaud une grande famille de huit frères et sœurs "de lait " comme on disait autrefois et
donc beaucoup plus proches que des cousin(e)s germain(e)s élevés séparément. 
Cette découverte éclaire d’un jour nouveau les réticences de Ernestine Ertaud pour épouser Jean Bureau. Elle avait comme frère de lait “jumeau” Joseph
Jacob Lancelot né la même année qu’elle en 1832.  On peut penser que ce "frère" occupait une place particulière dans le cœur de Ernestine. On peut imaginer un
scénario selon lequel Ernestine Ertaud aurait souhaité épouser son cher cousin Joseph avec lequel elle aurait pu prolonger dans le cadre matrimonial leur intimité
d'enfants. Projet pas si absurde au demeurant puisque Joseph Jacob épousera lui-même une cousine germaine Lancelot et que ses deux sœurs épouseront des cousins
germains Lancelot. 
La demande en mariage de Jean Bureau vient ruiner ce projet secret. Ernestine doit vite trouver une parade. Et comme elle connaissait la position de Jean
Bureau qui exigeait de fonder son foyer à Vertou et nulle part pas ailleurs (voir ci-dessus), elle a beau jeu de prétexter qu'elle ne souhaite pas quitter Trentemoult.
Dialogue de sourd dont l'effet est immédiat sur ce pauvre Jean Bureau qui rompt sine die les négociations prénuptiales. Le danger ainsi écarté tous les espoirs
restent permis pour Ernestine…jusqu'à la date fatidique du 31 Juillet 1860 qui est celle du mariage de son cher Joseph avec sa cousine germaine Pauline. Tous ses
espoirs envolés, Ernestine de dépit relance immédiatement la candidature de Jean Bureau qui surpris par ce revirement inattendu (il doit se dire que Vertou est
toujours Vertou) éprouve quelques difficultés à être fin prêt pour son propre mariage bouclé cinq mois plus tard, en Décembre de la même année.
La branche Lancelot de François-Joseph 
La découverte de cette proximité familiale entre la famille Ertaud et la famille Lancelot m'a fait émettre l'hypothèse, désormais confirmée, que les six
cousines (devenues huit depuis) devaient être des jeunes filles Lancelot. Mais pour pouvoir la confirmer il fallait d’abord déchiffrer la parentèle particulièrement
embrouillée de cette tribu Lancelot à la manière d'un anthropologue. Ce travail n’a pas été inutile car il m'a permis d'étudier l'évolution socio-professionnelle d'une
famille de navigateurs typique de Trentemoult sur une période de deux siècles.
Le grand ancêtre commun de cette branche est François Joseph Lancelot né en 1775 Capitaine de navire (le diplôme de Maître au Cabotage n’existait pas à
cette époque). Il exerce son activité sous l'Empire. François Joseph a eu cinq fils (Joseph Jacob, Julien Jacob, Abel Adrien, Pacifique, Félix) tous Maîtres au
cabotage et une fille,Madeleine qui épouse un maître au cabotage, la seconde Reine épousant un constructeur de navires. Refrain connu. Nés entre 1801 et 1823 ils
seront Capitaines vers 1825, sous la Restauration, et donc au moment où la marine à voile nantaise reprend son essor. François Joseph Lancelot fait construire,
finance et arme un navire chasse-marée, le “Jeune Joseph” en 1832, année de la naissance de Joseph Jacob le “quasi-jumeau” de Ernestine Ertaud. Les intéressés de
ce navire sont François Joseph et trois de ses fils. Les autres intéressés sont Pierre Dejoie épicier, Cormier ouvrier Raffineur (la raffinerie Say est en face de la
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