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des fidèles légitimistes accompagnant la Duchesse et son royal fils dans l’exil où ils ont été condamnés. Edouard, le parrain de Marie-Hortense Bessac, sera l’un des
cinq condamnés à mort pour leur participation à la conspiration de la duchesse. 
Les précisions apportées par Vincent Bugeaud sont intéressantes à plus d’un titre pour ceux qui s’intéressent à l’histoire des tribus familiales de Trentemoult.
Ainsi j’ai noté au passage que le second prénom de Pierre Moreau était “Pacifique”. C’est lui qui serait à l’origine d’une lignée de quatre Pacifique Lancelot : le premier
était le fils aîné de François-Joseph et le dernier s’est éteint à Haïti en 1934.
Le Sébastien Bertrand cité est bien connu des généalogistes de la famille. (il est âgé de 73 ans en 1809). Sa fille Anne Geneviève a épousé Noël Fruneau, un
boulanger réputé de Trentemoult qui sera à l’origine d’une longue lignée de boulangers, d’épiciers et de négociants nantais. Sa deuxième fille, Marie-Françoise
Bertrand est l’épouse de Athanase Ertaud (mort en 1795 de “guerre civile”). Ils sont les parents de François Ertaud qui sera lui aussi boulanger mais à Chantenay où il
épousera le 5 Février 1814 Cécile Dubigeon (1796-1867) “en présence de Jean-François Ertaud Maire de Rezé parent du futur et de Noël Fruneau âgé de 45 ans
oncle par alliance du dit futur”. Cécile est la sœur de Théodore, le patron des chantiers Dubigeon, Maire de Chantenay. Tous deux sont des arrière-petits enfants de
Julien Dubigeon (1711-1781), le charpentier de navires venu de Cugand – au bord de la Sèvre- qui sera à l’origine des Chantiers Dubigeon appelés initialement
Chantiers Nantais.
Toujours est-il qu’entre le monopole de pêche dans l’estuaire de la Loire, le cabotage, les avantages fiscaux des monnayeurs, la boulangerie … et la contrebande
du tabac nos ancêtres de Trentemoult ne manquaient pas de ressources.
La tradition maritime prenant le dessus sur la boulangerie, les deux fils de François Ertaud, François et Ernest, seront Capitaine au Long Cours, François
commandera et armera trois navires construits et co-financés, devinez par qui, par son beau-frère Théodore Dubigeon ! Yves Denis l’un des 380 descendants (fin
2005) du boulanger François Ertaud, nous a informé que Jean-François Ertaud était également Chevalier d’Empire et Chevalier de la Légion d’Honneur. Certains
pourraient en déduire que JF Ertaud n’était qu’un opportuniste mangeant à tous les rateliers, royalistes puis impériaux. Pour ma part j’y vois la marque d’une autre
trahison, celle du Petit Corse, alias Napoléon Bonaparte. Il faut se souvenir qu’à partir de 1807 – au sommet de sa gloire - celui-ci caresse le projet fou d’entrer “à la
hussarde” dans le cercle des familles régnantes européennes en épousant Marie-Louise d’Autriche. Après s’être présenté aux Français tour à tour et sans vergogne
comme un républicain enragé (voir la canonnade de St Roch et l’assassinat du Duc d’Enghien), comme un sauveur de la République, comme un empereur, voilà que
maintenant il ambitionne de devenir roi ! Sans aucun scrupule il cherche alors à s’attirer les bonnes grâces des royalistes et ne manque jamais une occasion pour leur
dire qu’il appartient comme eux à la noblesse (ce qui est faux). La docile administration impériale obéit alors aux instructions de son maître ou pire elle anticipe ses
désirs en confiant à des royalistes des responsabilités municipales et autres…On le voit à Rezé et à Doulon, et ce fut sans doute le cas partout ailleurs. 
Châteaubriand disait en évoquant la romanesque aventure de la Duchesse de Berry (à laquelle il avait lui-même participé) que c’était du Walter Scott. On
pourrait le paraphraser en disant de la vie de Jean-François Ertaud que c’était de l’Alexandre Dumas ! 
Les huit cousines Lancelot
Avec Hortense Lancelot Bureau il existait un premier lien familial entre les Bureau de Vertou et les Lancelot de Trentemoult. Mais il y en avait un autre,
moins évident mais encore plus étroit, découvert par hasard, en examinant un album de photos anciennes oublié qui encombrait les étagères de mon cousin Gaétan Le
Tilly et qu'il m'avait confié à toutes fins utiles. Que faire en effet de vieilles photos jaunies impossibles à identifier dont les visages sont condamnés à l'anonymat
pour l'éternité? Grâce à la généalogie et à la contribution de plusieurs cousin(e) s de Trentemoult la plupart de ces visages ont retrouvé leur nom et leur identité !
Cette identification a servi de fil conducteur pour faire revivre la mémoire d'une tribu Lancelot emblématique des familles de Trentemoult. Parmi ces photos
on remarquait particulièrement six portraits de jeunes trentemousines reconnaissables à leur coiffe traditionnelle plus importante que celle du Pays Nantais en “cul
de poule“. Ce n'était pas des cousines Ertaud ou Bureau identifiées par ailleurs. De déduction en déduction il est apparu que ces jeunes filles appartenaient à une
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