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1862 - B. Chauvelon ? - Mort de la peste à Hong Kong ainsi que tout l’équipage
1868 – JB Heurtin – ? – Enlevé par la mer étant à la barre
1871 - F. Volant -3M Deux Frères – Massacrés par des sauvages entre Melbourne et Batavia qui prirent le navire à l’abordage par calme plat.
1872 - JB Lancelot -3M Ville de Blain – Tombé à la mer et disparu
1870 – E. Lemerle - ? – Mort des fièvres à Port-au-Prince
1872 – L. Chauvelon – BG Inès – PCB – Au large des côtes d’Espagne le navire fut pris à l’abordage par des prétendus pêcheurs qui massacrèrent
l’équipage
1878 – J. Ertaud – 3M Aramis – Mort en mer de la fièvre jaune – Immergé
1901 – Adrien Codet – 3M Charlemagne – PCB entre Nouméa et Le Havre
1902 – Baptiste Erta – 3M St Rogatien – Tombé de la mâture à la mer par tempête de neige
1905 – René Bertrand – 3M St Donatien – PCB lors d’une traversée Bordeaux vers Australie
NB - on notera que sur les 63 premiers noms de cette liste les patronymes les plus cités sont Lemerle (7), Chauvelon (6), Ertaud (3) et Fruneau (3).
Au service de la Patrie
Tous nos ancêtres, marins et capitaines, pêcheurs de Trentemoult, gabariers et charpentiers de navires de Vertou, ont servi dans la marine militaire,
Royale, Impériale ou Nationale selon les époques, et en ont partagé les victoires et les défaites.
Vers 1850 les marins de Vertou comme tous les autres étaient tenus de passer deux ans et demi "sous les drapeaux” et restaient mobilisables en cas
de conflit. Jean Bureau à peine nommé jeune Capitaine doit abandonner pendant plus d'un an son navire – dont il est l’armateur - pour repartir au service de
l’Etat. Nos marins ont ainsi l’opportunité de constater l’évolution technologique rapide des navires, car la technologie de la marine militaire est évidemment
beaucoup plus en avance que celle de la marine marchande et ils étaient aux premières loges pour assister à la prodigieuse révolution technique du XIXème.
Par exemple pendant la guerre de Crimée le jeune Jean Bureau sert sur une canonnière à vapeur qui est l’un des tout premiers bâtiments militaires à
propulsion mécanique. Son cousin Pierre sert à bord de l’aviso-escorteur "Le Corse“, un navire mixte oublié de tous aujourd’hui. Et pourtant ce fut le premier
bâtiment de mer au monde équipé d’une hélice à pales distinctes, technique qui s’est imposée depuis pour tous les navires à hélice du monde petits ou grands.
La vitesse de ce navire lancé au Havre en 1842 par Augustin Normand était stupéfiante pour l’époque avec ses 10 nœuds pour 28 tours d’hélice à la minute.
“Le Corse“ marque le point de départ d’une nouvelle ère de la technologie maritime. (“Le Napoléon”, premier navire militaire à hélice opérationnel, fut lancé
dix ans plus tard).
La maquette de frégate réalisée par Pierre Bureau marque au contraire le point d’aboutissement de plusieurs millénaires d’architecture navale militaire.
Cette maquette représente une frégate de premier rang de 60 canons du tout début du 19ème reconnaissable au fait que le pont est devenu continu sans les
rehaussements habituels à l’avant et à l’arrière, que la civadière a disparu, que sa voilure est augmentée par l’ajout de cacatois établis en fixes tout en haut
des mâts au dessus des perroquets, alors qu’ils étaient volants sous l’Ancien Régime. 
Ce type de navire à voile français a marqué de façon indiscutable l’apogée de la marine à voile militaire, toutes époques et tous pays confondus. On sera
surpris de l’apprendre mais au début du XIXème la construction navale française restait supérieure à toutes les autres, anglaise comprise, avec des navires à
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