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En 1913 il obtient une moyenne exceptionnelle de 17,11 à l’examen de sortie de l’Ecole des Elèves-Officiers Mécaniciens de la Marine. Le Directeur
commente : “ A passé des examens très brillants et a fait preuve de beaucoup de capacité. Je propose qu’il lui soit décerné un Témoignage Officiel de Satisfaction.
Ce n’est pas rien car à cette époque un Témoignage Officiel de Satisfaction est en temps de paix l'équivalent d'une citation militaire en temps de guerre. Il en
obtiendra deux autres au cours de sa carrière.
Il commence sa carrière d’Officier-mécanicien en 1913 à bord du Torpilleur d’Escadre "Le Dard. " Il n’a que 31 ans. Son Commandant rédige la première
appréciation du jeune Officier mécanicien : “ Plein de zèle, d’activité et d’entrain, cet Officier a assumé une tâche très lourde à bord et s’en est très bien acquitté,
sans jamais ménager sa peine. Excellent Officier, très consciencieux et travailleur“. Avant son arrivée ce petit navire avait “ ses machines presque constamment en
avaries“.
En 1915, au tout début des hostilités : “ Officier tout à fait parfait, instruit, intelligent, plein de zèle et d’activité, solide à la mer, ne ménageant jamais sa
peine. “ Ses relations avec les inférieurs sont jugées comme “très bienveillantes, fermes et énergiques“.
En Juillet 1916 : “ Officier mécanicien de tout premier ordre, très zélé, extrêmement consciencieux et d’une grande capacité technique. C’est grâce à son
dévouement que l’Arc a pu soutenir depuis le début des hostilités un service intensif sans autres avaries que celles provenant de l’usure“. Il le propose pour la Légion
d’Honneur. Il n’a que 34 ans. 
En Mai 1917, même commentaire. “A su tirer des appareils de l’Arc un rendement excellent“.  Il obtient alors son deuxième Témoignage de Satisfaction pour
sa participation active au sauvetage des passagers du transporteur de troupes,  L'Amiral Magon », torpillé par un sous-marin ennemi en Méditerranée (voir plus loin
le récit détaillé).
En Mars 1918 il prend en charge à Toulon le montage du sous-marin Romazzotti. Sa famille le rejoint à Toulon. Son épouse et sa fille âgée de quatre ans le
rejoignent à Toulon et habitent au Mourillon. Son Commandant juge qu’il est devenu : “un excellent Officier de sous-marin“.
Fin 1918 il quitte Toulon pour rejoindre l’Ecole des Apprentis Mécaniciens de Lorient. Début 1919 il obtient la Légion d’Honneur, il n'a que 37 ans. En Juillet
1919 le Directeur de l’Ecole qui le juge pour la première fois note : “ M. Gicquel est un Officier tout à fait remarquable, très instruit, mécanicien hors ligne. A de la
méthode et beaucoup d’intuition“.
En Août 1920 : “ A rendu des services très appréciés, ayant sous ses ordres cinq officiers mécaniciens de même grade. Est certainement un des meilleurs
officiers du corps“. Il s’agit bien entendu du corps des Ingénieurs Mécaniciens de la Marine. Quelle belle reconnaissance !
En 1922 il rejoint le Cuirassé Paris, commandé par le Capitaine de Vaisseau qui confirme et signe : “ Très grande compétence technique et d’une haute valeur
morale. Officier de tout premier ordre, instruit, intelligent, travailleur, ingénieux“.
En 1924 : “ Officier exceptionnel aussi bien du point de vue moral qu’au point de vue professionnel. On peut tout demander à Gicquel, il donnera toujours plus
et mieux qu’on ne lui demandait. Remarquablement au courant des appareils et travailleur acharné, d’une modestie rare, très discipliné. Cet officier est de ceux qui
sont dignes de tous les avancements“.
En 1925 il est nommé professeur de Thermodynamique à l’Ecole Navale, une matière évidemment primordiale pour de futurs Officiers Mécaniciens. Le
Capitaine de Vaisseau O’Neill Commandant de l’Ecole doit le classer dans l’une des cases prévues : Hors pair ou d’élite, Très bon, Bon etc coche bien entendu la
première case avant de poursuivre : “ Officier exceptionnel qui réunit les plus belles qualités intellectuelles, professionnelles et morales. Dévouement, discipline,
application, travail, intelligence et modestie sont les traits dominants de son caractère énergique et sympathique“.
En Mai 1926 le très remarquable Directeur Mécanicien de l’Ecole, Jauch connu pour son ouvrage de référence sur les machines marines commente : “ S’est
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