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de cultivateurs et de viticulteurs dispersés dans ces nombreux hameaux formés de quelques fermes et bâtiments d’exploitation et qui quadrillent le territoire de la
commune selon une trame qui remonte à la Gaule romaine. (On pourra consulter utilement à ce sujet les études de notre sympathique historien local Michel
Kervarec.) Et d’autre part une population de “prestataires de services” qui habitent les villages en bord de Sèvre : Beautour, Le Chêne, La Barbinière, La
Gombergère, Portillon. L’habitat de ces villages formé de petites maisonnettes bien groupées sans fermes ni bâtiments agricoles indique bien qu’il s’agit d’une
population de “gens sans terre“ : artisans, ouvriers agricoles, fariniers, gabariers, charpentiers de navires, tonneliers, rouliers, lavandières, pêcheurs. Ce sont ces
gens sans terre qui vont tout naturellement devenir les marins du XIXème. Et quand il ne faudra plus de marins ils deviendront les ouvriers des industries nantaises 
qui se développent au début du XIXème : conserveries, biscuiteries, chantiers navals. Les villages de marins deviendront des villages d’ouvriers jugés peu
fréquentables par les habitants du bourg et de la campagne. Quand il ne faudra plus d'ouvriers ils seront remplacés par des cols blancs branchés attirés par le
pittoresque de ces anciens villages. La même évolution peut être observée dans les villages de marins de Rezé. 
Il faut noter que la Sèvre a toujours été une artère industrielle prospère. Sa forte déclivité a permis d'équiper son cours de plus d'une centaine de sites de
production d'énergie hydraulique qui activait moulins, foulons, papeteries, filatures, forges. Grâce à la Chaussée de Vertou construite par les moines vers l'an mille,
la Sèvre était navigable sur 25 kilomètres, drainant les produits de l'industrie locale, les matériaux de construction ...les vins du vignoble local expédiés vers le nord
de l'Europe:  10000 barriques au 18ème et les bonnes années plus du double.
Les relations entre tous ces villages de bord de Sèvre et la grande cité de Nantes étaient faciles et fréquentes. Julien Dubigeon, le fondateur des chantiers
navals nantais était un charpentier de navires originaire du village du Fradet à Cugand, en bord de Sèvre.Parmi les populations de ces villages une mention
particulière doit être faite pour les tonneliers, profession particulièrement bien représentée dans les villages de bord de Loire et de Sèvre. Car à l’époque où on ne
connaissait ni le plastique, ni le carton, l’emballage universel pour le transport et le stockage des marchandises liquides et solides était le tonneau. Géniale invention
de nos ancêtres les Gaulois, le tonneau est robuste, étanche, solide, facile à superposer, à manutentionner … et à rouler. Pouvant contenir aussi bien des produits
liquides ou solides c'est un moyen idéal de transport, de manutention et de stockage de pour toutes sortes de marchandises. Les vivres de bord des voiliers par
exemple étaient livrés en tonneaux, y compris la viande conservée dans un liquide vinaigré. Sur toutes les vues de port de cette époque on remarque l’omniprésence
de ces indispensables tonneaux ( Ref Bibliographie).
Lignées de navigateurs de Vertou
Les archives d’état-civil, les recensements et les actes notariaux citent les noms de nombreux de navigateurs dans plusieurs familles de Vertou comme
Giteau, Guichet, Chassé, Pichaud, Merceron, Heurtin, Lemerle, Huchet, Peneau, Agaisse, Perthuis, Leroy, Lebeaupin, Bachelier etc. On retrouve souvent le nom de
Doussain de L’Herbraye cité comme constructeur de navires à Vertou par le Cdt Jean Lacroix et par Mme Simone Bouteiller dans son étude (ref bibliographie). Un
Paul Doussain (1820- ?) a épousé Pélagie Lefeuvre en 1848. Leur fils Paul Doussain né en 1872 épouse Marie Reine Baudy, cousine germaine de la mère de mon grand-
père Célestin Gicquel. Dans toutes ces familles on retrouve toujours quelque part un ancêtre Bureau. L’ancêtre le plus anciennement connu de mon grand-père
Gicquel est un Jean Bureau.
Les Capitaines sont souvent cités dans les actes d’achat et vente de terres et bâtisses ce qui semble être l’une de leurs occupations favorites lorsqu’ils sont
en congé à terre. Comme le montre cet extrait d’un Acte de Vente du 30 Avril 1868 (Etude de Me JJ Pion) : “ Cet acte porte sur la vente d'un terrain dans les près
du Loiry. Ont comparu :Aimée Perthuis, épouse de Pierre Perthuis, Maître au Cabotage, demeurant au Chêne, Aimé-Marie Rivet, Maître au cabotage, demeurant au
Chêne, Julien Rivet, Maître au Cabotage, demeurant au Chêne, Jean Bureau, Maître au Cabotage, demeurant au Chêne"
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