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disparaître rapidement à la fin de celui-ci, par suite du développement accéléré de la navigation à vapeur. Quelle magnifique période que celle où un nombre
croissant de navires à voiles sillonnent les mers."
Pendant les cinquante années de l'âge d'or il a fallu au plus vite construire et financer des milliers de navires, des gabarres, des chantiers de construction.
Il a fallu dans le même temps recruter et former des équipages, créer les services d'accompagnement indispensables de courtage, de négoce, de banque,
d'assurances, d'avitaillement. Le Port de Nantes était alors animé d'une activité frénétique et le Quai de la Fosse était tapissé de centaines de mâts de navires à
voiles en cours d'armement ou de carénage. La Loire et la Sèvre étaient sillonnés en tous sens de bateaux et voiliers de toutes tailles et de toutes formes. Cette
activité maritime procurait du travail dans tout le Pays Nantais qui bénéficiait alors des multiples retombées de cette activité maritime. Après un voyage
particulièrement "avantageux" les Capitaines s'arrêtaient dans les nombreuses boutiques de luxe de Nantes comme la mythique Horlogerie, Bijouterie, Orfèvrerie
"Au Navire d'Or", située au 13 Carrefour Casserie, tenue par l'honorable M. Louis Pistache-Mocquay.
Sans oublier les "Intéressés" nom donné à l'époque aux actionnaires d'un navire, dans lequel ils avaient pris "un intérêt". Notables et bourgeois terriens,
fabricants de rubans ou de boutons, veuves fortunées, épiciers enrichis, tous voulaient participer à cette frénétique aventure maritime. Les artisans étaient
mobilisés pour construire, décorer et meubler les maisons des capitaines et marins enrichis. La devise de Nantes "Fortuna favet eunti" était devenue une réalité.
Les Nantais seront certainement surpris d'apprendre que l'activité maritime de la Cité des Ducs a été beaucoup plus intense au XIXème qu'au XVIIIème, le seul
siècle où selon certains les navigateurs  Nantais seraient supposés avoir travaillé et encore de façon honteuse. Toutes les statistiques de trafic portuaire, de mise
en service de nouveaux navires, de nombre de capitaines, démontrent le contraire. La généalogie de nos familles de navigateurs de Vertou et de Trentemoult
confirme l'extraordinaire prospérité maritime du demi-siècle d'or de la voile au cours duquel on voit toutes les branches de nos arbres généalogiques se garnir
d'une éclosion de marins et de capitaines.
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