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évidence fondé des familles dans la région, bon gré mal gré, particulièrement dans les villages sous leur contrôle direct.  C'est-à-dire principalement tous ceux qui
étaient situés dans leur zone normale d’influence le long de la Loire et de la Sèvre. Il est en effet troublant de constater que dans toutes les communes traversées
par la Sèvre: Nantes-Pirmil, Vertou, La Haie-Fouassière, Gorges, Monnières la fréquence du  patronyme Bureau est très élevée alors que lpar ailleurs le mot Bur en
norrois (vieux scandinave) désigne à la fois un lieu dit et un habitant, l'équivalent du “Ker” breton. (ce suffixe –bur est à l’origine des nombreux noms de localités
anglaises qui se terminent par –bury). L'un des rares vestiges visibles de leur présence il y un encore siècle étaient les gabares de Sèvre et les barges de Loire qui
utilisaient encore le gréement et la coque “à clins” des navires Vikings.
C'est à cette époque qu'est créé le Vicomté de Rezé par Hoël, petit-fils de Alain Barbetorte ...et que le chef normand Bernard se taille un fief au nord de
l'évêché de Nantes, autour de La Roche-Bernard (Bernhardt), qui porte le nom de son fondateur. Deux de ses compagnons d'armes,  Richard et Frédor créent la
seigneurie d’Assérac qui donnera naissance quelques siècles plus tard à une puissante dynastie féodale bretonne. A Assérac dont il sera question par la suite on
trouve encore des familles Bernard. Ce qui montre bien qu’à cette époque les Vikings de Loire étaient parfaitement intégrés dans la population locale. 
Ce ne serait pas étonnant que quelques gènes Vikings se soient glissés dans les familles de nos ncêtres originaires de Vertou, de Rezé-Trentemoult  et de
Assérac 
Nantes, grande cité médiévale
Les Vikings sont neutralisés juste avant l'An Mille, au moment où l'Europe médiévale se réveille. Elle se met à construire châteaux forts, remparts des
villes, abbayes, cathédrales. On se déplace en foule pour les pèlerinages à Jérusalem et St Jacques de Compostelle. On y commerce partout : cités portuaires
italiennes, villes hanséatiques, villes de foires de l'intérieur, ports atlantiques et scandinaves. Nantes participe activement à ce renouveau. Le sel de ses marais
attire des navires (et des cargaisons) de toute l'Europe atlantique. Les relations avec la péninsule ibériques sont particulièrement étroites. Nantes est un point de
passage pour les pèlerins qui se rendent à St Jacques de Compostelle par la terre ou par mer. Pour cette raison les Templiers sont solidement implantés à  Nantes
et à Rezé. De nombreux négociants viennent s'installer à Nantes pour y commercer : espagnols, portugais, irlandais, hollandais. Les Juifs indispensables au
commerce médiéval y bénéficient d'une protection particulière. L'Hôtel de la Monnaie de Nantes non seulement bat la monnaie nécessaire pour les opérations de
négoce mais crée également les pièces d'orfèvrerie indispensables pour matérialiser la fortune de ses actifs marchands.
Dans un texte destiné à l’éducation d’un jeune prince Viking rédigé vers 1250 on peut lire les conseils suivants qui sont donnés aux négociants de son
royaume : “Connaissez les grands centres commerciaux : Londres, Dublin, Rouen, Nantes pour ce qui concerne la route de l’Ouest” …et aussi, en confirmation de ce
qui précède “Enfin lassé de courir les mers un jour vous souhaiterez goûter les fruits de votre labeur. Prenez femme et prenez ferme, établissez-vous dans une
région clémente, fertile et vallonnée et adoptez les coutumes locales.” (Ref : “L’Europe des Vikings” catalogue de l’exposition de Daoulas –Editions Hoëbeke).
Le commerce de Nantes ne cesse de se développer au cours du Moyen Age et brille particulièrement au XIVème et XVème comme le décrit dans son langage
désuet un historien du  XIXème :
"Au XIVème le commerce de Nantes embrassait déjà dans ses entrecourses le Danemark, la Zélande, l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne et le Levant. En
Angleterre ils portait des blés, des vins, des toiles, des fruits, des cuirs, des armures et des chevaux; en Espagne des blés; dans le Nord du sel et des vins...Au
Xvème les Ducs de Bretagne signet des traités avec presque toutes les puissances maritimes et même avec le Turc...Mais c'était surtout avec les riverains de la
Loire et avec l'Espagne que les relations étaient multiples et fructueuses...Nantes approvisionnait de sel tout le bassin de la Loire, les navires de sel venant de
Guérande et de Bourgneuf...Quant à l'Espagne ses rapports avec Nantes étaient fort anciens; ils furent facilités et régularisés par un traité signé en 1430. En
vertu de ce traité l'Evêque de Nantes était investi du pouvoir consulaire à l'égard des Espagnols. Plus tard en 1494 une confrérie de marchands de Nantes et de
Bilbao fut fondée dans l'église des Cordeliers ; où une chapelle était dédiée à Notre-Dame d'Espagne; et où se réunissaient les négociants de Nantes et de Bilbao
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