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vent pour mouvoir moulins et bateaux. Au début du XIXème les déplacements d'hommes et de marchandises se font toujours à pied, à cheval, ou en bateau. La
Grande Armée de Napoléon se déplaçait avec armes, bagages et chevaux comme celle de César et de Alexandre le Grand deux mille ans plus tôt. La traction animale
est non seulement lente et limitée par le volume et le poids d'une charrette mais surtout elle est coûteuse en énergie agricole : la nourriture d’un cheval exige la
même surface cultivable que celle nécessaire pour une famille. 
Le transport fluvial ou maritime était le seul capable de faire face aux besoins d’approvisionnement des grandes cités du monde antique, médiéval ou
moderne presque toutes implantées au bord d'une mer ou d'un fleuve navigable. En raison de la suprématie du transport par eau tous les ports maritimes étaient
situés au fond d'estuaires de façon à pénétrer le plus loin possible à l'intérieur des terres.
Les gabariers (ou mariniers) sont les marins de la navigation fluviale qui approvisionnent les navires de mer, toujours par transbordement direct, car les
marchandises ne transitent que rarement par un quai ou un hangar portuaire. Les marchandises acheminées de l'intérieur des terres par la Sèvre étaient chargées
directement sur des navires de mer mouillés en Loire, qui les transportaient vers un autre port d'estuaire d'où elles étaient à nouveau transbordées sur une autre
gabarre qui les remontait jusqu'à leur destination finale, Paris, Londres ou Hambourg. 
Tous les échanges commerciaux empruntant la voie fluvio-maritime les marins et les gabariers jouent un rôle essentiel dans cette logistique non mécanisée.
La Sèvre était jusqu’au XIXème une voie de transport importante qui drainait les marchandises de son hinterland vers le Port de Nantes puis en France et en
Europe alors qu’aujourd'hui elle n’est qu’une paisible rivière réservée aux loisirs.
La Loire Atlantique
Le département actuel de la Loire Atlantique désigné autrefois Loire Inférieure recouvre très exactement (à quelques paroisses près) le multimillénaire
Evêché de Nantes. On aurait pu appeler ce département Loire-Aquatique tellement cette région est baignée de toutes parts par les eaux : la Loire et son large
estuaire, la Sèvre Nantaise qui serpente à travers coteaux et prairies, l'Erdre au Nord qui au contraire s’étale comme un lac, le Canal de Nantes à Brest, le Canal de
la Martinière qui double la Loire, plusieurs petites rivières comme le Don, l'Issac,le Brivet, la Maine, l'Ognon, et ces vastes étendues lacustres que sont l’invisible
lac de Grandlieue qui serait l'un des plus vastes de France (?), les marais de Grande Brière et de Goulaine, les marais salants de Guérande, Assérac et Bourgneuf. Et
une bonne centaine de kilomètres de côtes qui bordent les Baies de Bourgneuf et la presqu’île guérandaise . "Maritime et ligérienne, la Loire Atlantique, vit au
rythme de l'eau qui coule dans ses veines…"
Ses habitants ont su de tout temps exploiter les ressources naturelles offertes par ce territoire aquatique: pêche d'eau douce et d'eau de mer, coquillages,
crustacés, chasse du gibier d'eau, production de sel, élevage …De tous temps les bateaux ont sillonné cette région en tous sens et pour tous les motifs : se
déplacer, pêcher, chasser, transporter, se distraire. Jusqu’en 1930, les habitants de Vertou ne se déplaçaient pas à Nantes en autocar, mais par bateau. Nantes, la
Venise de l‘Ouest, qui était à cette époque animée par un mouvement incessant de navires, de barques, de gabarres, de vapeurs.
La vocation maritime de la région nantaise est une longue et belle histoire.
Venètes, Pictons,Namnètes
On sait que dès l’âge du bronze les Grecs et les Phéniciens venaient chercher dans notre région le précieux minerai d’étain. 
A l'époque de la conquête romaine le peuple Vénète occupe le territoire actuel du Finistère Sud, du Morbihan et de la Presqu'île de Guérande – désignée
alors comme "Iles des Vénètes ". En effet Le Croisic, Batz et Le Pouliguen étaient des îles et Guérande, Herbignac et Pont-Château étaient des ports de mer. A
l'époque de César les Vénètes sont considérés comme des "seigneurs de la mer" qui  brillent leur prospérité qui repose sur leur activité maritime, le sel, l'étain, la
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