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deux disparus en mer: René Bertrand et Louis Lancelot. La plupart d'entre eux, bien que diplômés Capitaines au LC , préfèreront exercer à terre comme négociants.
Plusieurs filles restent célibataires. Deux filles épousent des médecins. Deux seulement épousent un Capitaine au LC qui navigue: Marie épouse Julien Chauvelon et
Jeanne Bureau épouse Charles Dolu. Peu d'entre eux habitent encore Trentemoult au début du Xxème. La vocation maritime séculaire de cette famille typique de
Trentemoult semble s'être épuisée en deux générations seulement... conséquence inéluctable des grands bouleversements induits par la révolution scientifique et
technologique du XIXème et de l’évolution sociale et financière de ces familles de navigateurs.
Généalogie et génétique
On est très surpris aujourd'hui de constater le grand nombre de mariages consanguins qui se concluaient entre cousins et petit-cousins, une pratique
totalement abandonnée de nos jours mais qui était courante en France jusqu’à la fin du XIXème. L’exemple venait de haut puisque les parents de Louis XIV étaient le
frère et la sœur des parents de son épouse Marie-Thérèse d’Autriche.
Les spécialistes sont (presque) unanimes pour dire que la consanguinité n’est pas “collectivement” nuisible, bien au contraire, car c’est une forme de sélection
qui élimine les caractères négatifs (par exemple les sourds-muets ne se mariaient pas) et renforce les caractères positifs (au prix semble-t-il d’une diminution du
taux de reproduction pour des raisons mal élucidées). Par ailleurs les démographes démontrent par un simple calcul, en comparant la population probable de la France
en l’an 1000 avec celle de l’an 2000, que le taux de consanguinité de la population française a toujours été très élevé.
Il est facile aujourd’hui, mais c’est encore coûteux, de réaliser des analyses génétiques pour établir le degré de parenté entre deux individus. Pour les hommes
on utilise le chromosome Y qui se transmet de père en fils alors que pour les femmes c’est l’ARN mitocondrial qui se transmet de mère en fille. Tous les hommes d’une
même lignée masculine ont donc le même chromosome Y, à quelques détails près, car à chaque nouvelle génération de légères modifications peuvent produire sur la
partie non-codante c’est-à-dire sans gènes reproductifs  (le chromosome Y porte très peu de gènes). Plus il y a de différences dans ces mutations, plus la parenté est
éloignée. Des laboratoires spécialisés peuvent ainsi déterminer quel est le degré de parenté de deux personnes supposées avoir un ancêtre commun. Le magazine
National Geographic finance actuellement un grande enquête internationale dans le but de déterminer une sorte de cartographie macro-généalogique de l’espèce
humaine.
Ordre des prénoms
C'est sans doute une évidence pour les généalogistes confirmés, mais il m'a fallu un certain temps avant de m'en apercevoir. Jusqu'à une date récente, disons
fin XIXème, l'ordre des prénoms était à l'inverse de notre pratique actuelle. 
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